Publié par Vivre Ensemble à Neuville

 

De nombreux commerçants de Château-Renault se sont retrouvés vendredi soir, salle Coldefy, pour débattre du projet de construction d'un Centre Leclerc sur le site de Compo-France avec ses conséquences futures.

Plusieurs points ont été abordés, tout d'abord l'incohérence d'une telle décision de la part des élus. En 2010, suite à une étude d'urbanisme commercial financée par la communauté de communes concernant cette zone, les membres du conseil ont, à l'unanimité, voté pour le « renforcement du commerce de proximité en centre-ville […] et le confortement des pôles existants […] » plutôt que pour le développement d'un nouveau pôle commercial périphérique. 
Le conseil communautaire a ainsi décidé de « mettre en œuvre le programme d'actions en faveur du commerce de proximité ». Ce projet serait donc en opposition totale avec les décisions prises par la communauté de communes en 2010. 
En deuxième lieu, les intervenants veulent savoir si ce projet répond à un réel besoin du Castelrenaudais. La ville posséderait déjà un ratio important entre le nombre de commerces et celui des habitants. 
Les commerçants affirment que ce projet représente un danger pour leurs activités :« Ce serait un risque pour une ville qui souffre. Cela remettrait en cause l'évolution et le dynamisme des commerçants qui auraient envie de se développer. Les gens ne rentreront plus dans la ville. »
D'après les propos du président de la communauté de communes, une « négociation »aurait eu lieu pour « qu'il n'y ait pas d'offre identique à celle de la ville dans la galerie marchande (pas de drive) et un aménagement du carrefour tourné vers la ville ».

" Éviter une ville morte à côté d'un Leclerc "

Lors de cette réunion, ont été présentés les plans de la future implantation. Les participants ont aussi pointé du doigt une partie sans affectation. En plus de ses 400 places de parking, sa station-service et quatre petits îlots en extérieur, la question a donc été posée : ne serait-ce pas la place d'un drive, d'un McDonald's ou, aussi, d'autres grandes boutiques ? 
Deux artisans racontent qu'ils auraient téléphoné à Leclerc pour proposer leurs services dans cette galerie marchande. Leur interlocuteur leur aurait demandé d'envoyer un courrier car, d'ici trois ans, un agrandissement est déjà envisagé. Ce qui a fait réagir toute l'assemblée. L'inquiétude est à son comble : « On va couler les uns après les autres et on ne pourra jamais revendre notre commerce. »
Pour les personnes présentes, il serait préférable d'attirer les industriels sur ce site. Un collectif de commerçants devrait voir le jour pour s'opposer à ce projet et « éviter une ville morte à côté d'un Leclerc ».

Commenter cet article