Publié par SL

Bien manger dans ma cantine : bio, local, sans surcoût, est ce possible ?

Hier soir se tenait, à la salle de la Tannerie de Château-Renault, une réunion d’information sur le développement de l’introduction des produits bio et locaux dans les cantines scolaires.

Cette réunion était organisée par le GABBTO (groupement des agriculteurs biologiques et biodynamiques de Touraine).

 

Vivre ensemble à Neuville y était bien sûr présent.

 

La séance a débuté par une explication sur les idées reçues concernant les produits bio ainsi que par une explication du biodynamisme.

En effet, les études relatives à l’empreinte carbone font ressortir qu’il n’est pas forcément intéressant de se fournir chez des fournisseurs locaux si ceux-ci n’ont pas une démarche de biodynamisme : par exemple, si ces fournisseurs livrent de petites quantités dans plusieurs villages ou qu’ils utilisent beaucoup de produits chimiques ou des cultures intensives, l’empreinte carbone sera plus importante que si l’on se fournit plus loin mais chez des fournisseurs ayant entrepris une démarche écologique complète allant de la culture au transport.

D’où l’importance d’étudier tous les aspects de la démarche dans une vision globale.

 

Une nutritionniste a ensuite cité les différents produits bio disponibles en Indre et Loire : on peut vite se rendre compte que nous disposons de tous les produits de base nécessaires à la conception de menus bio dans notre département.

 

Concernant l’introduction de produits bio dans les cantines scolaires, la nutritionniste a démontré que c’est tout à fait possible : il faut seulement que ce soit progressif et inclus dans une démarche pédagogique.

Toutefois cela entraine une modification d’organisation et un changement du rythme de travail pour le personnel des cantines, notamment dans le respect des procédures et règles sanitaires. Une autre crainte a été soulevée : celle de la responsabilité en cas de problème car tous les acteurs de la châine sont concernés (fournisseurs, personnel, élus …). Un accompagnement en amont et tout au long de la mise en place de la démarche est donc nécessaire.

 

En terme de budget, cette réunion confirme que l’introduction des produits bio sans surcoût est possible à condition de mutualiser les moyens pour les petites communes (regroupement des commandes, cuisine centrale de Château-Renault, choix de produits de saisons à conservation longue…).

 

Les deux agents de Neuville en charge de la cantine était présentes ce qui peut laisser supposer un certain intérêt pour le sujet. Il est surtout évident qu’il faut se poser certaines questions et trouver des solutions pour améliorer considérablement la qualité des repas fournis aux enfants (qualité gustative mais aussi visuelle ou pédagogique…).

 

Pour finir une dégustation de produits bio était proposée.

 

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