Publié par VEAN

Démissions en série au conseil municipal

Nous avons lu avec intérêt le dernier article de la Nouvelle république.

Il est édifiant et nous pousse à aller plus loin dans la réflexion.

Tout d’abord, malgré toutes les oppositions et demandes des différents conseillers, il est évident que la gestion municipale, orchestrée par notre maire, n'a jamais évolué depuis 1998.

Ces démissions massives ne sont pas les seules alertes!

Cette autocratie lui a toujours été reprochée tout au long de ses différents mandats et la présence de trois listes aux dernières élections en porte les stigmates. Les habitants veulent du changement, de la démocratie, de la communication, de l'implication... Et si ces valeurs ne sont déjà pas respectées au sein du conseil municipal, elles ne peuvent évidement pas l'être auprès de la population …

Par ailleurs, M. le Maire répond qu'il n'a pas outrepassé ses droits en engageant des dépenses dans le cadre de ses délégations. Effectivement, les délégations accordées par le Conseil municipal au maire permettent la prise de décision sans avoir à passer, au préalable, par ses conseillers élus et permettent ainsi un fonctionnement plus opérationnel des affaires courantes de la commune. Mais il y a également un principe de confiance mutuelle.

Malgré tout, certaines obligations doivent être respectées ainsi qu'un certain formalisme ce qui ne semble pas avoir été appliqué... Plus important encore, l'engagement des dépenses, y compris dans le cadre de la délégation accordée, n'est possible que si les crédits sont inscrits au budget (en clair si les finances le permettent!) et là cela n'a pas été respecté dans certains cas comme notamment l'enfouissement des réseaux rue du Paradis : travaux engagés et réalisés sans crédits, sans vote du conseil municipal et sans finances disponibles (le résultat net de fonctionnement cette année là était déficitaire de 24 000€).

En 2013, M. le Maire avait arbitrairement décidé d'exclure les enfants domiciliés hors commune mais scolarisés, sur son autorisation, à Neuville et avait ensuite pris une délibération sans la présenter au conseil municipal donc délibération illégale ce qu'il avait alors reconnu lors de la séance publique du conseil municipal suivant même si la retranscription douteuse et partisane du compte rendu ne reflétait aucunement les débats lors de la séance.

Autre point surprenant de cette réponse : les commissions communales. En effet, M. Gommé estime que certaines commissions ont été organisées sans son aval. Les commissions communales (comme les comités de pilotage ou comités consultatifs) sont crées par le Conseil et non par le maire. Si des groupes de travail ont été crées de façon informelle, ce ne sont pas des commissions municipales et, si M. le maire n'en a pas été préalablement informé, il doit alors se poser les bonnes questions et la première est celle de sa légitimité au sein même de son équipe et donc comme maire de la commune...

En conclusion, il semblerait que M. le Maire n'ait aucune envie de mener un travail d'équipe ni de construire des projets à long terme pour la commune. Les membres de sa liste en 2014 (on peut même se poser l'existence d'une liste au sein de cette même liste) n'ont pas réussi à faire inverser cette réalité. Les prochains colistiers de M. Le Maire, choisis par lui seul, ne seront-ils pas que des faire-valoir permettant d'entériner des décisions déjà prises en petit comité ? Ne devrait-il pas démissionner à son tour et redemander la confiance des électeurs après une telle désertion dans sa propre équipe ?

VEAN

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