Publié par Vivre Ensemble à Neuville

La NR a pointé au tableau de la réforme scolaire ce qui coince dans les communes, dans le rural en particulier, aussi dans des villes de gauche. Le débat se durcit avant la date butoir du 31 mars.

La pilule de la réforme des rythmes scolaires passe mal dans nombre de communes. Des parents et enseignants expriment leur agacement et inquiétude. Des conseils d'école et conseils municipaux se tendent. Des maires s'inquiètent pour leur réélection l'an prochain. Il y a de la crispation au pied du tableau noir. Les 277 communes du département devront rendre leur copie avant le 31 de ce mois, pour dire si elles appliquent la réforme dès septembre, ou en 2014. Le temps est compté.

Des maires de gauche gênés. Nombre de maires socialistes veulent la jouer solidaire avec le gouvernement mais ce n'est pas aussi simple. Le maire de Souvigné, Martine Chaigneau, était pour basculer dès 2013 mais son conseil municipal a opté pour 2014. A Ligueil, le maire Christian Grellet et le conseiller général divers gauche affichent leur opposition : « Cette pseudo-réforme est-elle vraiment dans l'intérêt de l'enfant ? Elle tombe mal. Le ministre paraît déstabilisé… » A Monts, le maire, Jacques Durand, suppléant de Marisol Touraine sur le canton, attendra sagement 2014.
Parents mécontents. La révolte de parents de Monnaie symbolise la crispation générale. Le maire, Eugène Musset (PS), s'accroche à 2013 « car on a les moyens de le faire, on a fait une partie du chemin pour une dépense évaluée à 30.000 €. » Des parents d'élèves ne l'entendent pas de cette oreille et parlent de « passage en force, contre l'avis des délégués et des enseignants. Le boulot va être bâclé. Il faudra renforcer l'équipe périscolaire. Cinq animateurs Bafa pour encadrer 200 enfants, tout en proposant des clubs composés de 20 à 30 enfants, ce n'est pas raisonnable. » Le conseil municipal du 14 mars s'annonce chaud.
Enseignants réticents. A Montlouis, les rencontres se multiplient entre élus, les deux associations de parents, et les enseignants qui n'apprécient pas tous de travailler le mercredi matin, d'autant qu'on veut leur supprimer aussi deux semaines l'été. « Le projet peut être mis en place dès 2013. La réforme doit apporter un mieux, c'est le but »,temporise Vincent Morette, adjoint aux écoles. 
Originalités. Mosnes, la commune amboisienne, est en regroupement scolaire avec deux communes du Loir-et-Cher voisin classées en zone sensible et entend profiter ainsi des mêmes aides. A Céré-la-Ronde, le maire avait pensé revenir au samedi matin d'école, « car on sait faire ce jour-là, comme avant » dit le maire, mais les parents ont dit non. Ce sera donc le mercredi matin mais en 2014, « ce qui coûtera 9.000 € par an. »

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