Publié par Vivre Ensemble à Neuville

Le préfet et le directeur de l’académie ont rencontré les maires, vendredi, pour une explication de textes sur les rythmes scolaires.

Nous vous présentons le panel du possible pour que vous tricotiez au mieux un projet éducatif. Sur la brûlante question de la réforme des rythmes scolaires, Antoine Destrés, directeur académique des services de l'Éducation nationale (Dasen), a fait œuvre de pédagogie avec le préfet Jean-François Delage ainsi que les représentants de la Direccte et de la caisse d'allocations familiales. Réunis, vendredi, devant plus d'une centaine d'élus du département, à la maison des sports de Parçay-Meslay, ils ont détaillé les modalités de la réforme ainsi que les moyens disponibles.

> Quand. Le calendrier est précis et les délais brefs. Chaque commune doit décider, pour le 31 mars, si elle applique la réforme dès septembre 2013 ou si elle la reporte à 2014. A Nouzilly, le maire a fait ses calculs : « 25.000 € par an pour un animateur ; on reporte à l'année prochaine. » La demande de fonds d'amorçage est à faire avant le 30 avril, ainsi que les demandes de dérogation.
> Qui. Le conseil d'école rend un avis et le conseil municipal prend une décision. Si les deux divergent, ce sera le Dasen qui tranchera en fin de compte. Les inspecteurs de circonscription sont à disposition des maires pour les conseiller sur la légalité de leur projet éducatif.
> Combien. L'État soutient la réforme via un fonds exceptionnel. Une somme de 50 € est allouée par élève pris en charge par la commune, en temps périscolaire. Les communes en zone de solidarité urbaine ou rurale sont éligibles à 45 € supplémentaires par enfant. Le maire de Mosnes, en regroupement pédagogique avec deux communes de Loir-et-Cher qui sont en zone rurale sensible – pourrait bénéficier d'une dérogation pour être classé lui aussi. Les emplois d'avenir ou les contrats aidés peuvent être des dispositifs adaptés aux postes d'animateur.
> Comment. C'est le point d'achoppement puisque la réforme impose des limites, tout en étant souple sur les modalités. Il faut par exemple des demi-journées de trois heures de classe maximum et des semaines de vingt-quatre heures maximum. « Mais, à l'intérieur du cadre, on peut moduler, précise Antoine Destrés. On peut par exemple rallonger la pause de midi jusqu'à deux heures trente pendant deux jours et la faire plus courte deux autres jours. »
Les maires pointent des problèmes de locaux, de recrutement en zone rurale et de finances non extensibles. « Comment occuper des enfants pendant trois-quarts d'heure ? Mettre un animateur pour si peu de temps, c'est aberrant », s'exclame Jean-Jacques Descamps, maire de Loches. La question de la gratuité ou non de l'accueil en centre de loisirs se pose aussi, d'autant que la Caf n'est pas encore en mesure de chiffrer sa probable contribution. Le maire de Rivière se demande « comment passer par des emplois aidés qui sont financés un an et demi alors que le dispositif va durer ? » Réponse du préfet : « C'est une aide pour la mise en place de votre projet. »
D'ici au 31 mars, les questions ne manqueront pas de s'ajouter.

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