Publié par Vivre ensemble

Avec ses herbes hautes et ses fleurs sauvages, la coulée verte est une promenade très agréable. C'est le constat que font de plus en plus de promeneurs depuis la mise en place d'une nouvelle gestion du parc par la municipalité.

« Depuis trois ans, nous évitons la tonte systématique de l'herbe à la coulée verte. Nous testons différentes pratiques. Cette année, nous avons laissé des zones sans aucune tonte depuis le printemps. Elles seront fauchées uniquement à l'automne », explique Georges Motteau, adjoint au maire.

La pelouse tondue : un désert de biodiversité

L'objectif de cette nouvelle pratique est de respecter les cycles de vie des espèces animales et végétales. Une mesure particulièrement intéressante à la coulée verte. Traversée par le Gau et un petit canal, c'est une zone humide au cœur de laquelle se trouve une mare temporaire. Les grenouilles et autres batraciens s'y reproduisent au printemps et rejoignent la rivière avant qu'elle ne s'assèche durant l'été.
Lorsqu'on laisse l'herbe pousser, les plantes typiques des zones humides réapparaissent. Un lieu propice pour abriter la petite faune qui va avec : papillons, abeilles, lézards, rongeurs, escargots… A côté, les parcelles de pelouse tondue paraissent bien pauvres : pas une sauterelle ni une fleur ne vient les agrémenter.
Seul bémol, les citoyens ont mis du temps à apprécier le nouveau visage de leur parc. « Malgré l'information donnée sur l'intérêt du fauchage tardif, les usagers ont mal perçu cette initiative. Ce n'était pas assez propre, regrette l'élu. Mais aujourd'hui, nous avons de plus en plus de retours positifs : les promeneurs apprécient cet environnement naturel. » Signe que les temps changent et que les mentalités évoluent.

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