Publié par CL

MALALA YOUSAFZAI, la petite pakistanaise tombée sous les balles des talibans vient de sortir de l’hôpital anglais où  elle était soignée. Miraculée : une icone est née. 

Malala Yousafzai adresse un sourire timide aux photographes en sortant de l'hôpital de Birmingham, en Angleterre. Un sourire de reconnaissance à tous ceux qui ont manifesté leur soutien. Un sourire de revanche aussi à ceux qui auraient préféré qu'elle ne survive pas à l'attaque dont elle a été victime le 9 octobre dernier. Ce jour-là, alors que l'adolescente de 15 ans montait dans son bus de ramassage scolaire à Mingora, dans la vallée de Swat, au nord du Pakistan, deux hommes se sont approchés d'elle et lui ont tiré, à bout portant, une balle dans la tête. Revendiquée par les talibans, la tentative d'assassinat de Malala se voulait un « exemple» : on ne milite pas impunément pour l'émancipation des jeunes filles au Pakistan. Ce que fait activement Malala depuis l'âge de II ans. 

Malala Yousafzai s'était fait connaître en tenant un blog pour la BBC consacré à l'accès des filles à l'éducation. Elle y décrivait son quotidien avec les talibans et dénonçait les fermetures d'écoles dans la vallée de Swat. Très vite, la notoriété de Malala a dépassé les frontières du sous-continent grâce, notamment, à un documentaire que lui avait consacré un journaliste du« New York Times ». Plus exposée, Malala est aussi devenue plus menacée. Miraculeusement rescapée de l'attentat qui avait provoqué une vague d'indignation dans le monde, elle avait été évacuée vers la Grande-Bretagne pour y être soignée.

À l'heure où le sous-continent est de nouveau secoué par une autre affaire de violence faite aux femmes avec le viol et le meurtre d'une étudiante chez le voisin indien, la résurrection de cette jeune Pakistanaise est un symbole pour les femmes, pour la paix, pour la liberté.

Elle vient d’ailleurs d'obtenir, en France, le prix Simone-de-Beauvoir pour la liberté des femmes. Avant d'être prise pour cible, Malala avait dit son intention de s’engager en politique. La balle qui l'a laissée pour morte ne l'a visiblement pas fait changer d'avis : une leçon de bravoure infligée au monde entier par une enfant qui n'a pas encore 16 ans. 

 

Source : ELLE Magazine - C. ROBIN

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