Publié par CL

La première chambre de la Cour suprême du Mexique s'est réunie en séance publique, mercredi 23 janvier, pour examiner la proposition de la juge Olga Sanchez d'une annulation de la condamnation de Florence Cassez, condamnée à soixante ans de prison pour enlèvements.

Après avoir reconnu la violation des droits fondamentaux de la Française dans la procédure, elle a accordé le renvoi en appel de l'affaire et la remise en liberté immédiate de Florence Cassez, emprisonnée depuis plus de sept ans. Trois juges sur cinq ont en effet voté en faveur de sa libération.

IRRÉGULARITÉS DE LA PROCÉDURE

Plus de deux cents journalistes ont été accrédités pour la couverture de cette session consacrée au cas de la Française, la deuxième en dix mois. Le 21 mars 2012, les cinq juges de la première chambre n'étaient pas parvenus à dégager une majorité, malgré la constatation par quatre d'entre eux des irrégularités de la procédure.

La principale inconnue était la position que prendrait le nouveau juge de la première chambre, nommé le 1er décembre, Alfredo Gutierrez Ortiz Mena. De sa position dépendaient les trois scénarios les plus souvent avancés : l'adoption de la proposition de la juge Olga Sanchez, l'annulation de la condamnation avec renvoi devant la cour d'appel ; la libération immédiate de la Française ou une nouvelle indécision de la première chambre menant à un renvoi du dossier devant la plénière de la Cour suprême, composée de onze membres.

Le président français, François Hollande, a "salué" la décision de la Cour suprême du Mexique de libérer Florence Cassez, parlant de la fin d'une "période particulièrement douloureuse". Dans un communiqué de l'Elysée, le chef de l'Etat a remercié "tous ceux qui, au Mexique comme dans notre pays, se sont engagés pour que la vérité et la justice prévalent", peu après l'annonce de la décision de la Cour suprême du Mexique.

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