Publié par Vivre Ensemble à Neuville

Pas plus de 48 communes du département (sur 277) adopteront la réforme des rythmes scolaires dès la rentrée 2013. Dont les grandes villes qui étaient sous la pression gouvernementale.

C'est un beau remue-ménage, un beau remue-méninges ! La réforme des rythmes scolaires (passage à la semaine de 4 jours et demi) agite les écoles, mairies et parents d'élèves. Et dans beaucoup de communes, on est passé de la contestation à la rébellion, voire au chahut en quelques jours.

La Touraine est coupée en deux sur plusieurs tableaux. De là à dire qu'il y a la Touraine bon élève acceptant la réforme dès septembre, et la Touraine bonnet d'âne qui repousse le problème à septembre 2014…

 Un élève sur deux basculera en 2013

La moitié de ses élèves du public basculera dans la réforme dès septembre 2013 (un sur cinq en France), l'autre attendra septembre 2014, soit une note de 10 sur 20 qu'on peut attribuer au département ! Mais, si on compte les élèves du privé, on est à un jeune sur quatre basculant dans la réforme tout de suite. 
Les grandes villes ont dit " oui " pour la rentrée prochaine (dont pratiquement toute l'agglomération) sauf Loches, Ballan-Miré et Saint-Pierre-des-Corps qui attendront un an. La très grande majorité des petites communes attendra aussi.
On aura donc une Touraine des écoles à deux vitesses durant l'année scolaire 2013-2014, l'urbaine et la rurale.
Sur le plan politique, globalement, il y a aussi deux Touraine, sur fond de municipales 2014 qui troublent le débat. Les communes de gauche se font un devoir de se lancer dès 2013 (Langeais, Montlouis, Monnaie, Chinon, Amboise, La Riche, Chambray, Notre Dame d'Oé…) même si certaines se sont fait tirer l'oreille pour accepter le principe (Tours, Joué-lès-Tours). Les communes de droite, elles, jouent plutôt les rebelles sauf exception là aussi, telles Saint-Avertin et Saint-Cyr qui suivent le mouvement de l'agglomération. 
C'est tout le paradoxe de cette réforme, « bonne mais contestée » comme le disent nombre d'élus, enseignants et parents interrogés. Les maires s'inquiètent pour leur budget, les enseignants pour l'allongement de leur semaine, les parents pour les changements d'horaires, et tous pour le contenu des activités périscolaires, et là aussi, il y a deux Touraine : celle qui a les moyens humains (en animateurs) et financiers pour y arriver, les grandes villes, et celle qui n'a pas ces moyens-là, les villages. Le printemps scolaire tourangeau est mouvementé, et la rentrée de septembre encore plus agitée et perturbée.

à chaud

" C'est positif "

Antoine Destrés, le directeur de l'académie, diplomate, efficace et patient dans cette affaire, est satisfait : « C'est positif et je suis optimiste. Notre département verra 49 % de ses élèves passer à 4 jours et demi dès septembre. C'est bien, mieux que beaucoup d'autres départements. Sur les 49 communes qui appliquent la réforme, plus de la moitié compte moins de 1.500 habitants. Preuve est faite que cette réforme peut s'appliquer dans les petites communes et qu'il n'y a pas d'opposition rural-urbain. Et 9 communes de plus de 10.000 habitants sur 10 ont opté pour l'application dès 2013. Nos équipes d'inspecteurs de circonscription ont été très mobilisées. La réflexion sur le périscolaire a été très intéressante, partout dans le département. Le travail pédagogique sur le projet éducatif territorial se met en place ». Comité départemental du suivi de la réforme ce 5 avril.

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