Publié par CL

 

« Tous les hommes naissent libres et égaux en droit » : Article 1er de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.

Et pourtant de nouvelles lois sont toujours obligatoires pour faire respecter ce principe fondateur. Il en est ainsi, par exemple, de l’intégration des personnes en situation de handicap au sein de notre société. 30 ans après la loi fondatrice de 1975, la loi, dite « handicap »,  du 11 février 2005 a pour objectif d’apporter des évolutions fondamentales pour répondre aux attentes des personnes handicapées. En 2005, on pouvait recenser plus de cinq millions de personnes handicapées en France .

 

L’adoption de cette loi traduit la volonté de sensibiliser la société ainsi que les employeurs à cette problématique et à garantir l’égalité de traitement des personnes handicapées sur l’ensemble du territoire : toute personne handicapée a le droit « à la solidarité de l’ensemble de la collectivité nationale qui lui garantit, en vertu de cette obligation, l’accès aux droits fondamentaux reconnus à tous les citoyens ainsi que le plein exercice de la citoyenneté ».

 Qu’est-ce que le handicap ? Constitue un handicap, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles ou mentales.

Le principal problème qui se pose aujourd’hui à des personnes en situation de handicap porte sur l’aspect relationnel. On a largement développé les institutions, foyers, centres … mais ces établissements très utiles et fonctionnels ne favorisent pas les relations sociales et par conséquent freinent l’intégration de ces personnes dans notre société. Vivre normalement, c’est nouer des relations et avoir accès au champ social. Quelle est précisément la vie sociale de personnes en situation de handicap au sein des établissements ? C’est pour cette raison que la loi du 11 février 2005 a été votée.

Il est indispensable que notre regard sur le handicap évolue positivement, que les personnes concernées soient intégrées au sein de notre société, au milieu de tous,qu’elles soient impliquées dans la vie communale, citoyenne, économique… Imaginons-nous un instant à leur place, travaillant dans un milieu où nos collègues ou nous-mêmes aurions les mêmes difficultés : plus nous accepterons ces différences et moins elles seront visibles.

 

L’intolérance et l’indifférence sont à proscrire.

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