Le blog citoyen des Neuvilloises et Neuvillois
31 Octobre 2013
Cela fait du bruit dans le Landerneau. L'expression commune prend en ce moment toute sa signification à Château-Renault, à propos du projet d'implantation d'un hypermarché Leclerc, puisque c'est à Landerneau (Finistère) qu'Édouard Leclerc a ouvert en 1949 son premier magasin !
Depuis quelques semaines, une opposition s'est faite jour contre ce projet (Lire NR des 18 et 22 octobre). La fronde est menée notamment, et logiquement, par le gérant du Carrefour Market. Ce supermarché est effectivement en première ligne, puisqu'il est le plus proche du site du projet et qu'il se trouvera en concurrence directe. Aurélien Bailly souligne qu'il est à son compte et qu'il emploie une trentaine de salariés. Il met donc en avant, non seulement la préservation de ces emplois, mais aussi son rôle de commerce de proximité.
Un débat où se mêlent économie et politique
Les projets à cette entrée Est de la ville, côté Vendôme, ne sont pas nouveaux. Il y a cinq ans, Carrefour Market avait voulu s'agrandir. Un aménageur avait présenté un projet avec zone commerciale et hôtel, au rond-point de la Guesnière (RN 10), sur la commune de Neuville.
Cette fois, il s'agit de la reprise du site industriel de Compo-France (ex Algo-Flash). Cette usine, qui a fermé ses portes l'an passé, a mis en vente son site de 7 hectares et c'est la Société Sovendis qui a fait la meilleure offre. Il s'agit de la société qui gère l'hypermarché Leclerc de Vendôme. Son président, David Huet, n'a pas donné plus de précisions sur ce dossier : « Je ne souhaite pas communiquer sur le projet pour les uns ou deux ans qui viennent. C'est beaucoup trop tôt pour en parler », nous a-t-il dit.
Du côté de l'association des commerçants et artisans de Château-Renault, la présidente Caroline Adam n'a pas voulu s'exprimer, arguant qu'elle ne connaît pas bien le dossier et qu'elle préfère répondre aux questions en présence de son bureau.
Les opposants avancent des arguments économiques en brandissant la peur de la fermeture de petits commerces et d'artisans locaux. Avant même que le projet ne soit connu en détail, ils avancent aussi l'hypothèse d'une extension, d'une galerie marchande. De l'autre côté, le porteur de projet ne serait pas intéressé par de tels aménagements complémentaires. A quelques mois des municipales, le dossier est aussi repris avec des arrières-pensées politiques à peine dissimulées. Enfin, il ne faut pas oublier les habitant-consommateurs, qui attendent de voir l'offre proposée à l'ouverture, dans deux ou trois ans. Certains d'entre eux se sont déjà exprimés, pour ce projet, sur les réseaux sociaux.