Le blog citoyen des Neuvilloises et Neuvillois
6 Août 2013
Voici quelques conseils qui ont été expérimentés sur 3 garçons nés en 2002, 2005 et 2007. Ces enfants n’ont pas la chance de vivre au quotidien dans un milieu montagnard car ils vivent 95 % du temps dans le Nord, prés de Lille. Ces randonnées se sont donc principalement déroulées en été, dans le Parc National de la Vanoise… mais ces quelquesretours d’expériences peuvent sans aucun doute s’appliquer à d’autres massifs !
Randonner ce n’est pas simplement marcher, c’est avant tout une activité qui permet d’allier à la pratique d’un sport « doux », la découverte d’un milieu, de sa faune, de sa flore, et la découverte de soi-même, de ses capacités et de ses limites.
“Randonner doit lui permettre d’apprendre sur lui-même, d’apprendre sur les autres”
Un enfant ne connaît naturellement ni ses capacités, ni ses limites. Il est, par contre, ouvert à toutes les découvertes. Randonner doit lui permettre d’apprendre sur lui-même, d’apprendre sur les autres, sur le monde qui l’entoure. Randonner doit vous permettre de lui faire gagner en autonomie et, surtout, de lui faire prendre du plaisir à travers toutes ces découvertes !
Voici quelques notions universelles qui vous permettront de bien appréhender le fait que les enfants ne sont pas des adultes en miniature. Leur physiologie leur est propre et nous devons, en tant qu’adultes, nous y adapter à défaut de mettre en danger leur santé.
Chaque tranche d’âge a ses spécificités :
En randonnée, qui plus est en montagne et pour un enfant, gérer son effort est une nécessité. Mais pour un enfant, gérer son effort ne veut rien dire : il court jusqu’à perdre haleine, ensuite, s’estimant fatigué, il se pose quelques minutes pour repartir de plus belle ! Il est donc important d’instaurer un rythme régulier et adapté à vos enfants lors de toute randonnée.
Pour cela, il est important qu’un adulte prenne la tête de la randonnée… tout du moins lors de certains passages « clefs » tels qu’une forte montée, un sentier escarpé, etc. N’oubliez pas qu’une randonnée doit permettre à vos enfants de gagner en autonomie.

L’altitude induit plusieurs phénomènes qu’il est bon de connaître :
Si vous partez pour une randonnée en montagne, et donc en altitude, voici quelques conseils :
Les enfants se refroidissent vite, surtout aux extrémités (tête, mains et pieds). Veillez donc à bien les protégés, sans toutefois leur mettre 20cm de laine de roche sur le dos ! Un départ matinal ? Couvrez-les ! Un passage à un col ? Couvrez-les ! Un peu de fatigue ? Couvrez-les !... n’oubliez pas de leur ôter le pull lorsque le soleil revient !
Cet aspect est surtout à connaître si vous empruntez un téléphérique ou si vous effectuez une montée rapide en voiture. La différence de pression entre oreille interne et oreille externe peut engendrer des douleurs voire des saignements… n’hésitez donc pas à monter « par paliers » en voiture ou à éviter l’usage du téléphérique en cas de rhume ou de problème ORL de vos enfants.
Pour les plus jeunes (0-3 ans), lors des montées en voiture, l’utilisation de la tétine est une solution qui fonctionne, pour les autres dites leur régulièrement d’avaler leur salive.
Quel délice de sentir les rayons du soleil réchauffer notre peau !!! Oui mais… l’exposition aux rayons du soleil sans protection est dangereuse, qui plus est en altitude car ceux-ci sont moins filtrés !
Sachez également que les spécificités de la peau (moins pigmentée) et des yeux (larges pupilles) des enfants leur font recevoir jusqu’à 50 fois plus d’UVA qu’un adulte ! Alors pas de petite solution : chapeau sur la tête, manches et jambes longues dès que possible, lunettes de soleil et crème solaire avec un indice minimum de 50 (arrête 98 % des UV érythémateux).
Le MAM (Mal Aigu des Montagnes) est l’un des risques majeurs en montagne, et ce quel que soit l’âge. Les premiers symptômes peuvent se produire à partir de 1500 mètres : maux de têtes, nausées, fatigue générale, vertiges, troubles de l’équilibre, somnolence.
Ces symptômes peuvent commencer à apparaître au bout de quelques heures en altitude et peuvent se traduire par un simple mal de tête ou, au pire, par un grave œdème pulmonaire pouvant être fatal en cas de non-traitement ! Si vos enfants, ou vous-mêmes, présentez l’un de ces symptômes, ne paniquez pas et redescendez au pus vite ! Les seuils de risques pour vos enfants :